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XXXIII. De Maria Ivanovna Boiarova

(Reçue le 10 novembre.)

Combien je suis attristée de ton départ, chère Kitie ! et quel ennui que notre partie de plaisir soit manquée ! Comme il a tombé de la neige hier, nous avions décidé, Kostia et moi, de t’inviter : nous aurions été à quatre, non pas au théâtre, mais aux Îles, en troïka, et on eût soupé quelque part : c’eût été charmant.

Kostia jure que son frère attendait ce jour avec autant d’impatience que sa promotion d’officier, et voilà que, brusquement, tout se détraque pour une vétille.

Je ne te comprends pas de vouloir aller si loin pour assister à un enterrement : maintenant que ta tante est bien morte, ta présence là-bas ne changera rien à rien. Et songe que,