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XXXV. Du Comte D***

(Reçue le 18 novembre.)
Chère Kitie,

Je t’écris un jour plus tard que je ne t’avais promis, parce qu’hier soir, en entrant dans ma chambre, je suis littéralement tombé de fatigue et me suis endormi comme un mort. J’ai fait un très bon voyage. À partir de Moscou, j’ai eu pour compagnon Boublic-Bielevsky, et nous avons joué au piquet pendant toute la route. Je suis arrivé à Slobotsk à onze heures du soir : les chevaux m’attendaient à la gare ; mais il m’a été impossible de partir, du fait de l’horrible temps ; j’ai dû attendre et ne suis arrivé à Krasnia-Kriastchy qu’à neuf heures du matin. L’enterrement était pour dix heures ; mais on ne s’est mis en route que bien après : on attendait l’arche-