Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/399
La bibliothèque libre.
Cette page n’a pas encore été corrigée
HIÉROKLÈS
. Si les nymphes divines ne trompèrent point Bacis, ni Bacis les mortels, ni les nymphes encore Bacis lui-même…
TRYGÆOS
. Que la peste t’étouffe, si tu ne cesses de baciser !
HIÈROKLÈS
. Les destins ne permettaient pas encore de délivrer la Paix de ses liens ; mais d’abord…
TRYGÆOS
, à l’Esclave. Saupoudre cela de sel.
HIÉROKLÈS
. Jamais il ne plaira aux dieux bienheureux de cesser les batailles, avant que le loup ne s’accouple avec la brebis.
TRYGÆOS
. Eh ! comment, maudit homme, le loup s’accouplerait-il avec la brebis ?
HIÉROKLÈS
. Tant que la punaise, en fuyant, répandra l’odeur la plus infecte, tant que la chienne aboyante, pressée de mettre bas, fera des petits aveugles, alors il ne faudra point songer à la paix.
TRYGÆOS
. Que fallait-il donc faire ? Ne mettre aucun terme à la guerre, tirer au sort à qui pleurerait le plus, tandis qu’un traité nous permettait de régner ensemble sur la Grèce ?