Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/21

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la huppe.

Toi. Jadis ils étaient barbares ; mais moi je leur ai enseigné le langage, depuis mon long séjour avec eux.


pisthétæros.

Comment les convoqueras-tu ?


la huppe.

Aisément. Je vais entrer tout de suite dans le taillis, éveiller ma chère Aèdôn, et nous leur ferons appel. Dès qu’ils auront entendu notre voix, ils voleront ici à tire-d’ailes.


pisthétæros.

Ô toi, le plus aimable des oiseaux, ne tarde pas davantage. Je t’en prie, entre au plus vite dans le taillis, et éveille Aèdôn.


Parodos 1 
209 - 222 


la huppe.

Allons, ma compagne, cesse de sommeiller ; fais jaillir de ta bouche divine les notes des hymnes sacrés ; gémis sur mon fils et le tien, le déplorable Itys, en gazouillements harmonieux, sortis de ton bec agile. Ta voix pure monte à travers le smilax couronné de feuillage, jusqu’au trône de Zeus où Phœbos à la chevelure d’or répond à tes élégies par le son de sa lyre d’ivoire et préside aux danses des dieux ; et de leurs bouches immortelles s’élance le concert plaintif des bienheureuses divinités. (On entend le son d’une flûte.)


223 - 226 


pisthétæros.

Ô Zeus souverain ! quelle voix charmante pour un si