Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/31

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée




evelpidès.

Et mes yeux ?


pisthétæros.

Couvre-les avec ce vinaigrier ou avec ce plat.


evelpidès.

Ô homme de génie, quelle bonne invention, quel stratagème ! Tu l’emportes sur Nikias, en fait de machines.


le chœur.

Eleleleu ! En avant, bec baissé : pas de délai ! tire, déchire, frappe, écorche, et casse d’abord la marmite.


la huppe.

Mais, dites-moi, vous les plus cruels de tous les animaux, pourquoi voulez-vous mettre à mal ces deux hommes qui ne vous ont rien fait, et déchirer des gens de la parenté et de la tribu de ma femme ?


le chœur.

Devons-nous les épargner plus que des loups ? De quels autres plus grands ennemis tirerions-nous vengeance ?


la huppe.

Mais s’ils sont vos ennemis de race, ils sont vos amis de cœur, et c’est pour vous donner un conseil utile qu’ils viennent vers vous.


le chœur.

Quel conseil utile pourraient nous donner, quelle parole nous faire entendre, ceux qui furent les ennemis de nos pères ?


la huppe.