Page:Aristophane - Théâtre 1889 tome 2.djvu/269

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LES FÊTES DE CÉRÈS, ETC. 2K0

pour danser, après avoir relevé ta robe. Pour toi, Téré- don, joue-nous la danse persienne.

LE LICTEUR.

Que signifie tout ce train? Qui me met ainsi en joie?

EURIPIDE.

licteur, cette fille va s'exercer, car elle va danser devant des hommes.

LE LICTEUR.

Qu'elle saute et qu'elle s'exerce; je ne m'y opposerai pas. Qu'elle est vive et légère ! C'est une puce sur une toison.

EURIPIDE.

Voyons, jeune fille, ôte-moi cette robe ; assieds-toi en- suite sur les genoux du Scythe et présente tes pieds pour que j'ôte tes souliers.

LE LICTEUR.

Bien, bien, assleds-tôi, oui, oui, petite fille. Ah dieux î Que sa gorge est belle !

EURIPIDE.

Allons donc vite un air de flûte. Crains-tu encore le Scythe!

LE LICTEUR.

Elle est parfaitement bien faite.

EURIPIDE.

Celui-là sera bien maladroit qui ne s'en contentera pas.

LE LICTEUR.

J'ai cependant tout ce qu'il faut pour cela.

EURIPIDE.

C'est bon, mets ta robe ; il est temps de te retirer.

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