Page:Aristophane - Théâtre 1889 tome 2.djvu/387

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qui porte le mortier, recevoir trois oboles, quand on fait quelque chose pour la patrie.


BLÉPYRUS SEUL.


Qu’est-ce donc ? Où ma femme peut-elle être allée ? Voilà déjà l’aurore, et elle ne paraît pas. Depuis longtemps tourmenté d’un pressant besoin, j’ai cherché, dans l’obscurité, mes souliers et mon manteau. Voyant que je ne pouvais les trouver en tâtonant partout avec soin, et d’ailleurs Copraius* frappant à la porte, j’ai pris cette petite casaque de ma femme et sa chaussure à la Persique. Mais où est l’endroit ? Où pourrai-je me mettre à mon aise ? Au reste, de nuit, cela se fait partout, et personne ne s’apercevra de ce que je fais ici. Ah, que je suis malheureux de m’être marié dans un âge avancé ! Que je mérite mille coups ! Elle n’est assurément pas sortie dans de bons desseins. Mais il faut qu’en attendant je satisfasse au besoin qui me presse.

BLÉPYRUS, UN HOMME.

UN HOMME.

Qui va là ? N’est-ce pas le voisin Blépyrus ? Par Jupiter, c’est lui-même. Dis-moi, que signifie cette casaque rouge dont tu es revêtu ? Cinésias t’aurait-il donc ainsi tout rougi?

BLÉPYRUS.

Point du tout, mais je suis sorti de chez moi affublé do cette casaque que ma femme a coutume de porter.

  • M. Poyard traduit Merdicus.