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ARRHENIUS, LA CONDUCTIBILITÉ GALVANIQUE DES ÉLECTROLYTES. I.

La quantité x, qui y figure, la définition de laquelle on retrouve au § 9, a été nommée, pour plus de brièveté, exposant de dilution de la résistance ou tout simplement exposant de dilution. Hors les préparations mentionnées au paragraphe précédent, les tableaux A et B font voir aussi les propriétés d’un mélange d’acide chlorhydrique et de chlorure de sodium, dissous dans de l’eau, pour établir une comparaison entre ce mélange et les sels acides.

L’exposant de dilution varie avec la concentration. Mais cette dernière propriété, n’ayant pas pu être déterminée dans un grand nombre de cas, le tableau B a été arrangé en vue de la conductibilité au lieu de la concentration, ce qui ne cause pas de changement notable à l’aspect du tableau B. C’est pourquoi des lignes verticales ont été tirées, désignant les conductibilités (l) 128, 64, 32, 16, 8, 4, 2, 1, 0,5, 0,25, 0,125 et 0,063, calculées après la formule (4). Voici la signification de la première ligne horizontale, p. ex. : si une solution de soude caustique de la conductibilité 33,0, est diluée, jusqu’à ce qu’elle ait la conductibilité 3,87, la valeur moyenne de l’exposant de dilution entre ces limites est 2,18, etc. Les points au tableau désignent les limites (conductibilités) entre lesquelles l’exposant de dilution, placé au milieu d’eux, est valable. Afin de compléter le tableau B, le tableau B’ a été calculé après les nombres de M. Lenz[1]. Le tableau B’ donne l’exposant de dilution de solutions, beaucoup moins diluées que celles que nous avons employées. Les solutions les plus diluées au tableau B’ sont en général d’une concentration à peu près aussi grande que les solutions les moins diluées au tableau B.

  1. Lenz, l. c.