Page:Audubon - Scènes de la nature, traduction Bazin, 1868, tome 1.djvu/126

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brasiers. Après avoir attendu quelque temps et nous être orientés, nous nous préparâmes à nous mettre en route. Je pris l’entant et dirigeai la marche sur la terre encore chaude et par-dessus les rochers. Deux jours fatigants, deux longues nuits s’écoulèrent, durant lesquels nous pourvûmes du mieux possible à nos besoins. À la fin, nous atteignîmes les grands bois que le feu avait épargnés. Bientôt après, nous trouvâmes une maison où l’on nous accueillit avec bonté, pour quelques jours. Depuis lors, monsieur, j’ai rudement et sans relâche travaillé comme bûcheron et marchand de bois ; et, grâces à Dieu, vous nous voyez ici paisibles, bien portants et heureux !




LE FAUCON DE NUIT.
ou engoulevent de virginie.


Le nom de cet oiseau ne s’accorde nullement avec les faits les plus caractéristiques de ses mœurs, puisqu’on peut le voir, et que souvent on l’a vu voler, la plus grande partie du jour, même quand l’atmosphère est parfaitement claire et pure, et quand le soleil brille de tout son éclat. On sait également que le faucon de nuit regagne sa retraite pour ainsi dire avec la brune, et juste au moment où commencent à retentir les notes sonores