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ET PRÉVENTION

sinage, étaient fort à son goût, et lady Catherine se conduisait avec elle, de la manière la plus amicale et la plus obligeante ; c’était, en un mot, les mêmes détails sur Rosings et Hunsford, déjà donnés par M. Colins, mais exempts d’exagérations ; et Élisabeth vit bien, que pour en savoir davantage, il fallait attendre et y aller elle-même.

Hélen avait écrit quelques mots à sa sœur, pour lui annoncer son arrivée à Londres ; elle lui promettait d’écrire encore dans peu de jours, et Élisabeth eut l’espoir d’apprendre quelques nouvelles de Bingley.

Son impatience pour cette seconde lettre fut aussi peu récompensée que l’impatience l’est généralement. Hélen avait été une semaine à la ville, sans avoir ni vu, ni entendu parler de Caroline ; elle s’en consolait cependant, par la pensée que la lettre qu’elle avait écrite à son amie avant de quitter Longbourn, pouvait être perdue. Ma tante, continuait-elle, doit aller demain dans ce quartier de