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ARMORIAL DES PRÉLATS

ils sont membres. Des évêques résidentiels de France, comme Mgr Nouvel, des papes, comme Grégoire XVI, agissent de même. Nous aimerions voir toutefois les évêques lazaristes, pour la raison exposée ci-dessus, ne pas représenter Notre-Seigneur en personne, posé sur un demi-monde ou un tertre, tel qu’il est sur le sceau de la Congrégation de la Mission.

Quand un prélat palatin (titre d’une des grandes charges du Vatican, spécialement le majordome et le maître de chambre depuis Pie VII) devient cardinal, il divise son écu, mettant dans le 2e parti les armes du pape qui l'a nommé (v. g., S. Em. le cardinal Macchi, qui daigne nous honorer de sa bienveillance ; S. Em. le cardinal della Volpe). Mais ce n’est pas le cas des cardinaux français.

On voit quelquefois le prélat ajouter sur son écu un des emblèmes soit de celui qui l'a consacré, soit d’un prédécesseur (v. g. la marguerite de Mgr Perraud, rappelant Mgr de Marguerye, évêque d’Autun avant lui), ou bien même prendre celui complet de ce dernier (spécialement dans les missions). La plupart de ces particularités seront expliquées au cours de ce livre.

Nous sollicitons l'indulgence de nos bienveillants lecteurs pour les variantes qu’ils trouveront quelquefois entre notre description et la reproduction de certaines armoiries. Elles proviennent de plusieurs causes : d’abord des modifications mentionnées ci-dessus, — autant que possible notre texte les relate, — puis de blasons relevés dans des recueils spéciaux, que nous n’avions aucune raison de ne pas admettre, et d’après lesquels nous fîmes fairerdes dessins ; lorsque, ayant obtenu plus tard une empreinte, nous avons constaté des divergences. Ces variantes proviennent aussi d’erreurs, parfois grossières, émanant des graveurs. Nous fiant à la qualité des empreintes reçues nous en avions déjà fait faire des reproductions, quand, mais trop tardivement, nous avons connu les armoiries exactes.

De nos jours encore on agit quelquefois avec une légèreté incroyable. Dernièrement, dans une église où nous possédons une chapelle, on a mis sur le blason de l'évêque du diocèse, figuré dans un vitrail, un Saint Cœur de sable (au lieu d’argent) sur un fond d’azur.

Comme conclusion : Que les emblèmes des armoiries prélatices soient simples et conformes aux règles héraldiques.

III. ORNEMENTS EXTÉRIEURS DE L’ECU

Les ornements, qui ne font pas partie intégrante de l'écu, puisqu’ils peuvent être supprimés, par exemple sur de petites matrices, méritent toutefois qu’il soit donné sur la plupart d’entre eux des explications techniques, archéologiques, héraldiques ou historiques. En blasonnant les armes d’un prélat, nous n’indiquerons que rarement la disposition de ces ornements extérieurs qui, nous le répétons, ne constituent pas ses armes proprement dites. Ils peuvent en effet varier à l’infini, suivant, non pas toujours le goût du possesseur (souvent non consulté), mais l’usage de l’époque. Il faut bien se dire, quand