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DES ŒUVRES DE BALZAC. 97

Comprenant du Très-Haut le sublime regard, Il vient sourire au pauvre à qui tout est souffrance : Et par son tendre aspect rappeler au vieillard Les doux jeux de l'enfance;

Il inscrit des méchants les tardifs repentirs; A la vierge amoureuse il accourt dire : « Espère ! >< Et, le cœur plein de joie, il compte les soupirs Qu'on donne à la misère.

De ces Anges d'amour, un seul est parmi nous Que le soin de notre heur égara dans sa route; En soupirant, il tourne un regard triste et doux Vers l'éternelle voûte.

Ce n'est point de son front l'éclatante blancheur Qui m'a dit le secret de sa noble origine; Mais son tendre sourire et l'accent enchanteur De sa plainte divine.

Ah ! gardez, gardez bien de lui laisser revoir Le brillant Séraphin qui vers les cieux revole; Trop tôt, il lui dirait la magique parole Que, pour nager dans l'air, ils prononcent le soir.

Vous les verriez, des nuits perçant les sombres voiles, Comme un point de l'aurore atteindre les étoiles

De leur vol fraternel ; Et, le marin, le soir, assis sur le rivage, Levant un doigt craintif aux campagnes du ciel, De leurs pieds lumineux montresait le passage.

��II

VERS ÉCRITS SUR UN ALBIM.

Le magique pinceau, les Muses mensongères N'orneront pas toujours de ces feuilles légères

Le Adèle vélin; Et le crayon furtif de ma jeune maîtresse Me confiera souvent sa secrète allégresse

Et son muet chagrin.

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