Page:Banville - Œuvres, Le Sang de la coupe, 1890.djvu/179

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AVANT-PROPOS J'essaie aujourd’hui de rendre à la France une des formes de poëme les plus essentiellement françaises qui aient existé, cette Ballade de François Villon que Marot garda avec un soin jaloux et que La Fontaine tâchait de ranimer, ne pouvait se décider à laisser mourir, dans un temps où, malgré la réunion des plus grands poètes, s’était perdu le sentiment du Rhythme lyrique. La Ballade a pour elle la clarté, la joie, l’harmonie chantante et rapide, et elle unit ces deux qualités maitresses d’éire facile à lire et difficile à faire; car, bien qu’elle pose les problèmes les plus ardus de la ver-