Page:Banville - La Lanterne magique, 1883.djvu/128

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


pourquoi ; c’est que son fils s’est épris sur le tard d’une mince diablesse verte, qui lui fait toutes les misères possibles.

— « Eh bien ! dit-elle, mon pauvre petit, cette cruelle Tara t’a donc donné encore bien du fil à retordre ?

Ah ! maman ! » soupire le Diable, et en entendant ce doux mot qui caresse son vieux cœur, la dame sent au coin de son œil quelque chose comme un pleur qu’elle va verser. Elle ne le verse pas, parce que jamais ces gens-là ne pleurent ; mais enfin, pendant la millième partie d’une seconde elle a eu les affres, le chatouillement, l’espoir et la délicieuse illusion — d’une larme.