Page:Banville - La Lanterne magique, 1883.djvu/18

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AUX LECTRICES

Forger la prose est malaisé parfois :
Le savez-vous, Parisiennes belles ?
Privé du mètre aux amoureuses lois,
On ne sait plus dompter les mots rebelles,
Et les ennuis viennent par ribambelles.
Tous contre nous semblent coalisés !
Mais voir aussi lorsque vous nous lisez,
Vos yeux briller et vos bouches sourire,
C’est tous nos vœux soudain réalisés,
Et cela seul vaut la peine d’écrire.