Page:Banville - La Lanterne magique, 1883.djvu/226

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l’enfance ! Avec leurs grands cils, leurs sourcils impérieux et purs, ces yeux, saillants et pourtant allongés, sont de velours noir. Quand elle baisse sa paupière transparente, à travers cette paupière on voit le feu noir de sa prunelle ! — Un tas, un monceau de cheveux charmants. Avant sa gloire, ses diamants, ses pendeloques, oh ! qu’elle était plus attrayante encore ! Sans poudre de riz, noire, naïve et tous ses grands cheveux emmêlés, délicieuse alors, elle avait l’air d’une petite sauvagesse !


Mesdames, ici finit la deuxième Douzaine des Camées Parisiens ; si elle ne vous a pas déplu en sa fierté de bijouterie naïve, j’espère encore mieux de la troisième Douzaine, qui, résolument, va commencer par la représentation d’un dieu.