Page:Baudelaire - Les Fleurs du mal 1857.djvu/38
La bibliothèque libre.
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve
Trouveront dans ce sol lavé comme une grève
Le mystique aliment qui ferait leur vigueur ?
— Ô douleur ! ô douleur ! Le Temps mange la vie,
Et l’obscur Ennemi qui nous ronge le cœur
Du sang que nous perdons croît et se fortifie !
—