Page:Beaumarchais - Œuvres choisies, édition 1913, tome 2.djvu/308

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LA COMTESSE la retient.

Elle vous suit.


Scène xx

III.


SUZANNE, LA COMTESSE.
LA COMTESSE.

As-tu ce qu’il nous faut pour troquer de vêtement ?

SUZANNE.

Il ne faut rien, Madame ; le rendez-vous ne tiendra pas.

LA COMTESSE.

Ah ! vous changez d’avis ?

SUZANNE.

C’est Figaro.

LA COMTESSE.

Vous me trompez.

SUZANNE.

Bonté divine !

LA COMTESSE.

Figaro n’est pas homme à laisser échapper une dot.

SUZANNE.

Madame ! eh ! que croyez-vous donc ?

LA COMTESSE.

Qu’enfin, d’accord avec le Comte, il vous fâche à présent de m’avoir
confié ses projets. Je vous sais par cœur. Laissez-moi. (elle veut
sortir.)

SUZANNE se jette à genoux.

Au nom du Ciel espoir de tous ! vous ne savez pas, Madame, le mal que
vous faites à Suzanne ! après vos bontés continuelles et la dot que vous
me donnez !…

LA COMTESSE la relève.