Page:Becque - Sonnets mélancoliques, 1887-1888.djvu/3

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III



Perdue en ce Paris profane,
Quel est ton pays et ton nom ?
Es-tu chaste comme Diane,
Es-tu fière comme Junon ?

Je te contemple et je t’admire !
Je me souviens, quand je te vois,
Des divinités d’autrefois,
Qui portaient la lance ou la lyre.

Nous vivons dans d’autres milieux.
Ô temps anciens ! Temps fabuleux !
L’Olympe était près du Parnasse ;

Et les déesses écoutaient
Les poètes qui les chantaient
Avec respect, amour et grâce.