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SOUVENIRS D’UN ENFANT DE PARIS

nocle, et il mo rofj^ardait sans mol dire. — Qu’osl-cc qu’il y a, fis— je en me senlaiil perc( de pari en pari ? — Viens donc un peu ici, me dil-il, en m’alliranl dans un pelil coin. Sonl-il.s l>èles, hein ? — Pourcjuoi ? — L’homme masqué, voyons ? C’esl toi. — Cliul.jcrcn prie, voici Laffile qui rode autour de nous. — Il ne sail pas alors ? — Non.

Et Daudet, laissant tomber son carreau, devinl grave. — Ecoute, repril-il, cl crois-moi. Les pseudonymes, leur effet est sûr, oui, mais on y joue sa carrière. — Pourquoi ? — Parce qu’ils s’enchaînent, et à chacun d’eux il faut recommencer. Souviens-toi de ce que je vais le dire, mon brave. Ils te feront « débuter » toute ta vie. — Oui, ils ? — Eux. El il me montra Jules Laffitte.

Il était bon prophèle. Je débute encore.