Page:Blanc - Histoire de dix ans, tome 3.djvu/266

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drapeau blanc. Les pourparlers aboutirent à la note suivante :

« Par estime pour les sentiments que vous nous avez exprimés, nous vous acceptons et nous vous donnons entière liberté d’agir avec les vôtres pour le but convenu et expliqué dans la note du 19 novembre, par laquelle, déclarant que nous ne pouvions transiger sur la couleur du drapeau, nous avons promis et promettons d’accueillir tous ceux qui, dans l’intérêt de la France, combattraient pour replacer Henri V sur le trône, et de reconnaitre leurs services.

Marie-Caroline. » XXX

Un pareil langage n’était nullement conforme aux sentiments de ceux des Bonapartistes auxquels on l’adressait. Un d’eux s’en expliqua en termes énergiques : « Les blancs, dit-il, voudront toujours mollement les bleus. Ceci en est une nouvelle preuve. »

Pendant ce temps, M. de Metternich faisait écrire à la duchesse de Berri que sa présence à Massa était dangereuse ; que le gouvernement français avait l’œil sur toutes ses démarches ; qu’elle devait craindre de nuire à la cause de son fils par la témérité de ses projets ; que ce serait compromettre cette cause à coup-sûr que de fournir à ses ennemis l’occasion de s’emparer d’un ôtage précieux, etc…

Toute la politique de M. de Metternich était dans ces conseils, dontia prudence déguisaitmal l’égoïsme. La duchesse de Berri n’avait donc pas à compter sur le cabinet de Vienne. Elle espérait mieux de celui de Madrid, où elle avait, dans la reine Chris-