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CHAPITRE V.


Aspect militaire de Lyon ; progrès du parti républicain dans cette ville. — Banquet de six mille couverts préparé ; la Glaneuse défendue par M. Dupont ; voyage de M. Godefroi Cavaiguac à Lyon ; formation du Comité invisible ; la Charbonnerie désorganisée ; Société du progrès ; établissement de la Société lyonnaise des Droits de l’Homme ; son développement. – Le Mutuellisme ; lutte des mutuellistes contre les fabricants ; suspension des travaux ; la ville de Lyon consternée. — Les fabricants et le pouvoir intéressés à offrir la bataille, les ouvriers et les républicains à l’ajourner. — Situation des mntuellistes à l’égard du parti républicain. — Le comité lyonnais se sent entraîné. — M. Albert part pour Paris avec une mission secrète. — Débats violents dans l’intérieur de la Société lyonnaise des Droits de l’Homme ; le comité résiste aux exagérés et l’emporte. — M. Albert à Paris ; ses rapports avec MM. Cavaiguac et Guignard, avec M. Carnier-Pagès, avec M. Cabet ; MM. Armand Carrel et Cavaignac sur le point de partir pour Lyon ; offres de Lafayette malade ; les républicains poussent les mutuellistes à la reprise des travaux. — Loi contre les associations connue à Lyon. — Protestation des ouvriers. — Formation du Comité d’ensemble. — Tout se prépare pour une lutte terrible. — Journée du 7 avril. — Le pouvoir s’attend à une insurrection, il ne fait rien pour la prévenir. — journée du 9 avril ; occupation militaire de la ville, les sections séparée les unes des autres et cherchant en vain des armes. — Combats, incendies, assassinats. — La ville de Lyon, pleine de terreur et dévastée. — Physionomie de ces affreux événements ; leur véritable caractère. — Massacres dans le faubourg de Vaise. — Suites violentes de la guerre civile. — Massacres dans la rue Transnonain à Paris. — Les vaincus et les vainqueurs. — Préliminaires du monstrueux procès d’avril. — Conclusion.


Notre récit nous amène au 9 avril 1834 ; mais pour avoir la clé des événements dont cette date sanglante marque la place dans l’histoire de Lyon, il faut reprendre les choses d’un peu plus haut.