Page:Blanchecotte - À Victor Hugo, 1870.djvu/2

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La Patrie a vaincu le sang est arrêté,
Vive la Paix, enfin, vive la Charité !
Vive l’universelle et sainte confiance
De la Fraternité, notre Arche d’alliance !
Après tant de douleurs, après tant d’abandons,
Sur tant de pauvres morts déjà nous demandons
— Au nom d’un tel passé fait de tant de victimes —
Un avenir clément fait de cœurs magnanimes !
Vive notre arc-en-ciel ! Et, se tendant la main,
Vive l’humanité meilleure de demain !
La mort n’est plus ! la mort a clos sa rouge histoire,
Recommençons d’aimer, recommençons de croire,
Recommençons d’agir et redoublons d’ardeur !
Nous aurons nos moissons, nous qui n’avons point peur !
Après l’hiver terrible ayant l’été superbe,
La Vérité — ce pain de vie — est notre gerbe !


A. M. BLANCHECOTTE



Paris, le 27 Septembre 1870.