Page:Bloy - La Résurrection de Villiers de l’Isle-Adam, Blaizot, 1906.djvu/17

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contée ailleurs et il vaut mieux n’y pas revenir. C’est de la tristesse et de l’horreur pour jusqu’à la tombe…



Je suis, disait-il, de la race des Êtres qui font l’honneur des autres hommes.

Il ne voulut jamais qu’on lui parlât d’une « autre patrie que l’exil » et la vie, par conséquent, fut merveilleusement chienne pour ce pauvre enfant sublime.

« Tout homme est l’addition de sa race ». Ainsi est condensée, comme sur une lame d’airain, par le philosophe Blanc de Saint-Bonnet, toute l’expérience des siècles.

C’est-à-dire qu’à l’extrémité du dernier rameau d’un grand arbre élu par la foudre, pend toujours un fruit de délectation ou d’épouvante en qui l’essence précieuse fait escale avant de disparaître à jamais.

Quand il s’agit d’une sève très glorieuse, comme dans le cas de Villiers, le doulou-