Page:Bloy - La Résurrection de Villiers de l’Isle-Adam, Blaizot, 1906.djvu/31

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sées comme un aigle dans les ténèbres ». « Certes ses brillantes amies et ses danseurs ne se doutaient guère que leurs compliments ou leurs paroles tombaient dans son âme profonde, comme, en hiver, les sons de cloche des hameaux tombent emportés par les rafales nocturnes et lointaines dans la désolation de l’espace ».

Il s’agit ici de Tullia Fabriana dans Isis, c’est-à-dire d’une femme quelconque incarnée par Villiers et, dès lors, avantagée de toutes les merveilles de son paradis, à lui.

« Les hommes doués de l’incarnation intuitive, dit-il, se mettent dans autrui et s’y regardent comme dans un miroir… Sous le voile de ce dont il parle, nul ne traduit, n’évoque et n’exprime jamais que lui-même. » Cette formule, horriblement hégélienne, revient sans cesse.



Ne me tue pas. À quoi bon ? Je suis inoubliable », dit Sara, prenant Axël dans ses bras. « Sais-tu ce que tu