Page:Bouchaud - Considérations sur quelques écoles poétiques contemporaines, 1903.djvu/18

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page a été validée par deux contributeurs.


geance de ses représentants les effraye. Ils se demandent si l’on ne pourrait pas apporter aux antiques règles certains tempéraments capables, tout en respectant la charpente du vers, d’améliorer, de renouveler, d’enrichir l’inspiration poétique par le déplacement de la césure, l’emploi de rimes nouvelles, l’inobservance des rimes alternatives, enfin par l’admission de certains hiatus, si heureusement employés jadis, au temps de Ronsard.


III

Après la lettre écrite à cette occasion par M. Adolphe Boschot au secrétaire perpétuel de l’Académie française et l’intéressante brochure que viennent de publier MM. Poinsot et Normandy sur les tendances de la poésie nouvelle, j’insisterai à mon tour sur des innovations nécessaires qui tendent à élargir le domaine poétique, qui sont acceptées par des poètes de grand talent et dont l’emploi est fort justifiable, pourvu qu’il se fasse avec méthode, tact et goût, afin de garder à la pensée sa pleine valeur et sa juste expression, ce respect du bien dire.

A. — Déplacement de la césure dans l’alexandrin.

Le déplacement de la césure peut, sans