Page:Boussenard - La Terreur en Macédoine, Tallandier, 1912.djvu/194

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Chapitre V


A coups de canon. — Décapité. — Danger mortel. — En attendant le dernier moment. — Sur les ruines. — La mission de Soliman. — Dans le souterrain. — Les révoltés. — Le pope Athanase. — Les émissaires. — L’arsenal. — En avant ! — Faucheurs et bûcherons. — Coupé en deux. — Dévastation. — Déroute et délivrance.


Les étoiles pâlissent. Au-dessus des murailles noircies de l’église, l’horizon blanchit. Dans une demi-heure il fera grand jour. Le soleil va se lever sur les lueurs mourantes de l’incendie.

Blottis sur la terrasse, les patriotes veillent toujours. Les massacreurs n’ont plus osé attaquer cette poignée de héros. Mais on les devine tapis dans l’ombre, blottis aux encoignures, attendant l’heure de la curée prochaine.

En gare de Koumanova, une locomotive ronfle, s’époumonne et siffle éperdument. Marko tressaille et murmure avec son mauvais sourire :

« Enfin ! »

Joannès et ses compagnons s’ébrouent sous la rosée, prêtent l’oreille aux multiples bruits de la ville