Page:Boussenard - La Terreur en Macédoine, Tallandier, 1912.djvu/330

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Chapitre IV


Attaqué de nuit. — Une idée de Joannès. — Le fil de fer. — Encore les bombes. — Insultes. — Riposte. — Face à face. — La trêve. — Le duel. — Latte et cimeterre. — Deux escrimes. — De taille et d’estoc. — La retraite de corps. — Marko entrevoit la défaite. — Tumulte. — Aux armes !


Les hommes de Marko ont rejoint leur chef et se ruent, sur la même ligne. Il leur semble apercevoir un mince filet clair, tranchant sur le fond brun du sol. C’est le ruisseau que plusieurs connaissent.

Rien ne les arrête ! Ils vont… ils vont, gagnés par cette frénésie de carnage qui affole l’ennemi de Joannès. Tout à coup, le premier rang s’empêtre dans un obstacle invisible, au ras de terre. Probablement un fil de fer enlevé à la ligne télégraphique et solidement maintenu par des pieux.

Lancés à fond de train, les hommes du premier rang culbutent, jaillissent et s’abattent, comme fauchés en pleine course. Puis le second et le troisième rang viennent s’étaler sur les camarades écroulés et se tortillent dans des postures qui seraient d’un haut comique en toute autre circonstance.