Page:Corneille - Marty-Laveaux 1910 tome 1.djvu/439

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ACTE II, SCÈ^'E VII. 3ii

Je vous assurerois d'être ici promptement ; Et j'estime qu'alors il me seroit facile Contre cet ennemi de vous faire un asile.

DORISE.

Mais, avant ton retour, si quelque instant fatal 6 1 5

M'exposoit par malheur aux yeux de ce brutal. Et que l'emportement de son humeur altière

PTMA.NTE.

Pour ne rien hasarder, cachez-vous là derrière.

DORISE.

Souffre que je te suive, et que mes tristes pas —

PYMANTE.

J'ai des secrets, Monsieur, qui ne le souffrent pas, 630 Et ne puis rien pour vous, à moins que de m'altendre : Avisez au parti que vous avez à prendre.

DORISE.

Va donc, je t'attendrai.

PYMANTE.

Cette touffe d'ormeaux Vous pourra cependant couvrir de ses rameaux.

SCÈNE VIII.

PYMANTE.

Enfin, grâces au ciel, ayant su m'en défaire', fi 2^

Je puis seul aviser à ce que je dois faire.

Qui qu'il soit, il a vu Rosidor attaqué.

Et sait assurément que nous l'avons manqué :

N'en étant point connu, je n'en ai rien à craindre,

Puisqu'ainsi déguisé tout ce que je veux feindre 63o

��I. Dans l'édition de 1682 , on lit en marge : Il est seul, et il n'y a point de distinction de scène.

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