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ACTE I, SCÈNE VI 7S
DORANTE.
Nous les démêlerons. Mais tous ces vains discours M'empêchent de chercher l'objet de mes amours; Tâchons de le rejoindre, et sache qu'à me suivre Je t'apprendrai bientôt d'autres façons de vivre.
ît pourtant Thomas Corneille, lui aus^;i, avait écrit intrique, en le faisant nasculin.
Quel intrique jamais a valu celui-ci ? {Le Feint Astrologue, HI, iv.)
Ainsi écrit, intrique signifiait embarras, ce qui est d'ailleurs le sens primitif de notre mot intnç/ue (intrigo (ital.). intricare, tries). Ce ne sont cjonc point ies exigences de la rime et de la quantité qui ont fait adopter à Corneil!e cette orthographe et ce genre. « La plupart font ce mot féminin : je dis la plupart, parce qu'il y en a qui le font de l'autre genre ; il faut dire intrir/ue avec un g, et non pas avec un q, comme force gens le disent et l'écrivent. C'est un nouveau inot pris de l'italien, qui néanmoins est fort bon et fort en usage. » (Vaugelas, Remarques.)
373. A me suivre n'est point « un barbarisme », comme le croit Voltaire. Ici, comme au vers 440, à suivi de l'infinitif équivaut à peu près à en suivi d'un par- ticipe présent ; à me suivre veut donc m-e : en me suivant, si tu me suis. Selon es règles rigoureuses de la grammaire moderne, il y a une légère irrégularité de construction ; mais la locution est très française :
A raconter ses mau.K souvent on les soulage. [Pohjcucte, IGl.)
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