Page:Descartes - Œuvres, éd. Adam et Tannery, I.djvu/117

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Baillet (t. II, p. 460) ajoute, probablement par confusion : « Outre cela il avoit encore (en marge : Au commencement de l’an 1622) reçu de son père au tems de sa majorité des terres labourables, et des vignes au territoire d’Availles, pour la valeur de quatorze à quinze mille livres. » Son père lui continua aussi une pension. — La lettre doit avoir été datée du Poitou et adressée à Rennes. « Comme tout ce bien étoit situé en Poitou, il fut curieux de l’aller reconnoître, afin de voir l’usage qu’il en pourroit faire. Il partit au mois de May pour se rendre dans cette province, et il songea dès lors à chercher des traitans pour le vendre, afin de trouver de quoy acheter une charge qui pût luy convenir. Il passa la plus grande partie de l’été tant à Châtelleraut qu’à Poitiers, et il retourna auprès de M. son père. » (Baillet, t. I, p. 106).



III.


Descartes à son Frère aîné.


21 mars 1623.


[A. Baillet,] La vie de Monsieur Des-Cartes, 1691, t. I, p. 118.

[En marge] Lettre MS. de M. Descart. à son frère du 21 mars 1623.

[Texte] « et il devoit partir en poste le 22 du même mois, après avoir mandé à ses parens qu’un voyage au delà des alpes luy seroit d’une grande utilité pour s’instruire des affaires, acquérir quelque expérience du monde, et former des habitudes qu’il n’avoit pas encore ; ajoutant que s’il n’en revenoit plus riche, au moins en reviendroit-il plus capable. »

« La pensée d’exécuter le dessein de ce voyage (en Italie) luy étoit venuë dès le mois de Mars, sur la nouvelle qu’il avoit reçeuë de la mort de M. Sain ou Seign son parent (en marge : Mari de sa Maraine), qui de Controlleur des Tailles à Châtelleraut, étoit devenu Commissaire général des vivres pour l’armée du côté des Alpes. Le prétexte étoit d’aller mettre ordre aux affaires de ce parent, et de prendre cette occasion pour se faire donner, s’il étoit possible, la charge d’Intendant de l’armée. Il s’étoit pourvû de toutes les procurations nécessaires pour réüssir dans cette affaire. »


D’après Baillet (t. I, p. 106 et 116), cette lettre serait datée de Paris, où