Page:Descartes - Œuvres, éd. Adam et Tannery, VIII.djvu/24

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dernier volume. Mais on peut dire qu’il s’en est allé, au moment où la publication des Œuvres de Descartes nécessitait encore son concours, et, pour certaines parties toutes mathématiques, sa direction.

En 1903, l’attribution d’une des plus hautes récompenses dont dispose l’Institut de France, le prix Jean Reynaud, revenait, en vertu d’un roulement, à l’Académie des Sciences morales. La section de philosophie d’abord, puis l’Académie tout entière, sur le rapport de M. Emile Boutroux, fut unanime à attribuer ce prix à l’édition des Œuvres de Descartes. Les deux collaborateurs en furent grandement honorés ; ils y virent la consécration, par les meilleurs juges, de l’œuvre à laquelle ils travaillaient depuis tant d’années avec enthousiasme, et qu’ils espéraient bien mener ensemble à bonne fin. Cet achèvement définitif eût été la meilleure récompense de Paul Tannery. Il n’en cherchait point d’autre, que dans la satisfaction du devoir bien rempli, et dans la conscience qu’il avait, en son cœur de savant et de Français, de faire une œuvre utile à la science, utile à son pays.


Ch. Adam.


Nancy, 31 juillet 1905.