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LE MONDE PERDU

ROMAN INÉDIT


DE


Conan Doyle


Traduit de l’anglais par Louis LABAT[1]

––––––

CHAPITRE III (suite)

Il reprit lentement sa marche hostile, en faisant des pointes comme un maître de danse.

J’aurais pu courir vers la porte du hall, mais c’eût été lâche. D’ailleurs, une colère bien naturelle commençait à m’échauffer. J’avais pu me mettre dans mon tort envers cet homme : son attitude me remettait dans mon droit.

— Veuillez tenir vos mains à distance, monsieur, je ne supporterai pas la moindre atteinte.

— Vraiment ?


La chaise alla se briser en morceaux sur le pavé, cependant que Challenger et moi roulions de conserve dans te ruisseau. (Page 864, col. 1.)


Sa moustache noire se souleva, un ricanement fit luire la blancheur d’une de ses canines.

— Vous ne supporteriez pas, dites-vous, la moindre atteinte ?

— Professeur, m’écriai-je, soyez raisonnable ! Je pèse cinquante stones, dur comme fer, et je joue trois quarts centre, chaque dimanche, pour la London Irish. Je ne suis pas homme…

Il se rua sur moi. Heureusement, j’avais ouvert la porte, sans quoi nous aurions passé au travers ! Le choc nous envoya dans le corridor, où, décrivant un tour


RÉSUMÉ DU NUMÉRO PRÉCÉDENT (Je sais tout-noël, n° 106)


Édouard Malone, rédacteur à la Daily Gazette, n’obtiendra la main de la charmante Gladys Henderson que s’il se distingue par quelque action héroïque et éclatante. Pour se conformer à ce vœu, Malone sollicite de son chef de service une mission aventureuse et qui comporte le plus de danger possible. « Tentez la chance auprès du professeur Challenger ».


  1. Copyright by Louis Labat, 1913.

9 ANN. 2ND SEMESTRE. VI. – 66