Page:Doyle - Sherlock Holmes triomphe.djvu/130

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lire mon Times, et nous verrons alors de quoi il s’agit. Une énigme, si insignifiante soit-elle, sera la bienvenue par ce temps de chômage.

En effet, depuis quelque temps, nous avions eu bien peu à faire, et j’en étais arrivé à redouter ces périodes d’inaction. Je savais, en effet, par expérience, que le cerveau de mon ami était si actif, qu’il était dangereux de le laisser sans occupation. Depuis des années, j’avais peu à peu réussi à lui faire perdre l’habitude des injections hypodermiques qui, une fois déjà, avaient failli rompre le cours de ses exploits. Je savais bien qu’en temps normal il n’éprouvait plus le besoin de ce stimulant artificiel, mais je sentais aussi que le démon n’était pas mort, mais endormi, le sommeil léger, le réveil proche, car, pendant les périodes d’inaction, j’avais vu le regard fatigué, les traits tirés du visage ascétique de Holmes et le désir qui brillait au fond de ses yeux caves ; c’est pourquoi je bénis ce M. Overton dont le message énigmatique avait rompu ce calme dangereux, plus périlleux pour mon ami que toutes les tempêtes de sa vie aventureuse.

Ainsi que nous l’avions prévu, la dépêche ne