Page:Feydeau - La Puce à l’oreille, 1910.djvu/240

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



Scène VI

POCHE, FINACHE, ÉTIENNE



FINACHE, redescendant vers Poche
qui arpente la scène nerveusement.

Eh ! bien, voyons, mon ami !


POCHE.

Ah ! vous avez eu un blair de les faire sortir !… parce que ça allait se gâter.


FINACHE.

Mais parbleu !… J’ai bien senti, voyons !…


POCHE.

Non, mais qu’est-ce que c’est que ces gens-là ?… Ils sont pas un peu marteau ?…


FINACHE, par complaisance.

Un peu marteau !… un peu marteau !


POCHE, à Étienne qui est descendu (3).

Qu’est-ce que je disais !… Un peu marteau !


ÉTIENNE, à l’exemple de Finache.

Un peu marteau… un peu marteau.


POCHE.

Ah ! mais fallait me faire signe !… me glisser tout bas : « Ils sont louftingues !… » (À Finache qui a profité de ce qu’il tendait le bras pour lui happer le poignet au passage afin de lui tâter le pouls.) Qu’est-ce que vous avez à me prendre la main ?


FINACHE, tirant sa montre de sa main droite restée libre.

Rien, rien ! c’est par amitié.