Page:Feydeau - Un fil à la patte, 1903.djvu/257

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Avis

Pour obtenir l’effet de la porte qui se ferme au moment voulu au troisième acte, voici comment on s’y prend. La porte est garnie extérieurement, sur le palier, de deux ressorts en caoutchouc, grâce auxquels elle retombe toujours dès qu’elle n’est pas maintenue. Aussi pour éviter, pendant les premières scènes de l’acte où le domestique a à sortir en laissant la porte contre, mais non close, que celle-ci, dans la chaleur du jeu de l’acteur, ne vienne à retomber trop fort et par conséquent à se refermer sur elle-même, ce qui serait un obstacle pour la suite, a-t-on soin de paralyser momentanément le fonctionnement de la serrure, en tenant le bouton de tirage, qui fait jouer le pêne, tendu au moyen d’un crochet placé horizontalement à la serrure. Lorsque l’on n’a plus besoin que la porte soit ouverte, c’est-à-dire au moment où Bois-d’Enghien, chassant définitivement Lucette, lui dit : "Oh ! oui, pour toujours ! Oh ! oui, pour toujours !", l’artiste chargé du rôle, sans en avoir l’air, défait le crochet, et le bouton retrouve alors toute son action.

Il ne s’agit plus maintenant que de maintenir la porte ouverte quand Bois-d’Enghien sort sur le palier pour arracher le pistolet des mains de Lucette, en même temps que de la faire se fermer, quand il en sera besoin, sous l’influence