Page:Feydeau - Un fil à la patte, 1903.djvu/28

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Nini

Mais je n’en ai pas plusieurs… de sérieux s’entend. Le seul, l’unique ! le duc de la Courtille ! je deviens duchesse de la Courtille !


Lucette

Rien que ça !


De Chenneviette

C’est superbe !


Lucette

Ah ! bien ! je suis bien heureuse pour toi !


Bois-d’Enghien, qui pendant ce qui précède parcourt le Figaro qu’il a près de lui sur la table, bondissant tout à coup et à part.— Sapristi ! mon mariage qui est annoncé dans le Figaro ! (Il froisse le journal, le met en boule et le fourre contre sa poitrine par l’entre-baîllement de son peignoir.)


Lucette, qui a vu le jeu de scène ainsi que tout le monde, courant à lui.— Eh bien ! qu’est-ce qui te prend ?


Bois-d’Enghien

Rien ! rien ! c’est nerveux !


Lucette

Mon pauvre Fernand, tu ne vas pas encore être malade !


Bois-d’Enghien

Non ! non ! (À part, pendant que Lucette rassurée retourne à la place qu’elle vient de quitter et raconte à mi-voix à Nini que Bois-d’Enghien a été malade.) Merci ! lui flanquer comme ça mon mariage dans l’estomac, sans l’avoir préparée.