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DE GUSTAVE FLAUBERT. 121 suis tout seul dans la rue. Le maître est pour moi plein d’égards : ma haute stature l’a prévenu en faveur de mon estomac. Tu me demandes si j’ai un fauteuil : je nlai pour sieges que trois chaises et une maniere de divan qui peut servir a la foisde coffre, de lit, de bibliotheque et d’endroit pour mettre les souliers. Je crois aussi qu’on pourrait en faire une loge a chien ou une écurie pour un poney. Cest le lit que je destine a mes parents _quand ils viendront me voir. Je m’a erçois que ` j'ai dit une malhonnêteté en voulant clire quelque ` chose de spirituel et faire l’a réable. Dans toutes les comédies du monde, les fils in- ventent un tas de bla ues pour carotter leur pere, · afin d'en soutirer dâ: Yargent. Je n’ai aucune blague ai inventer, mais j’a1 besoin d'argent (de Yargent, toujours de l’argent, ils n'ont que ce mot-la a la bouche). Il me reste la somme de 36 francs et quelques centimes. Tu feras observer L que j'ai payé mes meubles et quil m’a fallu en- ` core acheter une infinité de c oses, telles que pelles, pincettes, bois pour chauffer un homme comme moi, et que de plus je suis resté huit . _ jours à l’hôtel, etc. Je prie donc papa- de me dire ou ie peux aller toucher du blanc. 70. À LA MÈME. [Paris, fin novembre 184.2.] Je m’attendais a une lettre de Rouen ce matin. \ Rien._ J’aurais pourtant besoin de consolations et de doléances. J'ai passé récemment deux nuits à _