Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 1.djvu/189
DE GUSTAVE FLAUBERT. 141 durcir les fesses sur des bancs de bois et a endurer un professeur q)ui fait tomber sur vos épaules sa arole de plom , ou d'airain, comme on voudra. le vais bien encore au cours, mais je n’écoute plus; c’est du temps perdu. .l’en ai trop, j'en suis saoul. .l’admire les gaillards qui sont la patiem- ment ai prendre des notes et qui ne sentent pas des bouillonnements de ra e et cfennui leur monter a la tête. Quand fai avalé deux cours de suite, ce qui m’arrive souvent, juge dans quel état je dois être. La haine que je porte a la science découle, je crois, sur ceux qui l’enseignent, à moins que ce ne soit le contraire; et si·j’avais le pouvoir a solu, _ .a cou sur ïenverrais M. Oudot et compagnie travailler aux fortifications, ia. grands renforts de _ coups de pied. En attendant je travaille comme un ésespéré pour passer mon examen le plus tôt et le plus infailliblement possible. Mais celui qui pourrait me voir quand je suis seul a m’inoculer tout le français du Code civil dans le cerveau et à savourer laipoésie du Code de procédure, celui-là . pourrait se vanter d’avoir vu quelque chose de _ lamentablement grotesque. Nom d’un nom! j’aime mieux faire le « journaliste de Nevers » ou le «père
- Couillère», parole d’honneurl
Quand je ense à vous autres, au moins, quel- que chose die bon et de doux me ranime et me rafraîchir, mille tendresses gaies me reviennent au cœur, et je vais de l’une à l’autre, vous regar- dant tous d'ici, aller, venir,« parler, avec le son- de votre voix, vous lever et vous asseoir dans vos habits que `e connais. lci, par exemple, mon bon raton, fai clans les oreilles ton rire sonore et doux , ce rire pour lequel je me ferais crever en boufï