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DE GUSTAVE FLAUBERT. 261- ‘ As-tu vu Phidias ? Pourquoi n’est-il pas venu? . Je suis sûr que c'cst une galanterie qu'il a cru nous faire en nous privant de sa présence; il a ensé . ue nous avions des adieux a nous donner. S'il)a agi dans ce sentiment, c'est bien et il Faut lui en savoir gré. Tâche de savoir quand et si il vient à Rouen. Le bon dîner ue nous avons fait ensemble . V avant-hier! (avantîihier, que c'est loin déjà!). Le soir, q—uand je te donnais le bras, dans quel calme et dans quel oubli j'étais! Et quand nous sommes rentrés, que nous avons été seuls, quand j'ai senti tes membres doux sur les' miens... Ah! ne m'ac- cuse plus de ne voir jamais que la misere de la vie... Pourquoi donc une heure d’ivresse est-elle payée par un mois d’ennui? Conàpte les larmes que tu as déja répandues; elles exce ent le nombre de ‘ mes baisers n’est-ce pas? Et pourtant, n’avons- nous pas été heureux ? ` . En nous promenant hier en voiture, nous par- lant, nous tenant les mains, je rêvais à ce qu'aurait pu être notre existence si nous eussions été dans _ des positions diflérentes, si j’habitais Paris tou- jours, si tu étais seule, si j'étais libre. Nous étions la comme de jeunes époux riches, beaux, dans leur lune de miel. Te la figures-tu cette vie-la, passée, douce et remplie, ai travailler ensemble, a nous aimer? Aujourdhui 'e n’ai rien l?3.lI.' Pas une ligne . d'écrite ou de llue. ‘.l’ai déballé ma Tentation de Saint-Antoine?) et je l’ai accrochée a ma muraille; voilà tout. .l'aime beaucou cette œuvre. Il `y avait longtemps que je la dlésirais. Le grotesque (ll Gravure de Callot. · _