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DE GUSTAVE FLAUBERT. 341 tu voudras, mon cœur me dit le contraire. Je serais un an sans te voir ni t’écrire que mon sen- timent n'en baisserait pas cl'un degré. Quand une chose une fois est entrée en moi, elle a du mal à. en sortir. ' .l’irai, dans huit jours, voir le secrétaire de la commission pour le buste de mon ère, et je lui dirai de hâter un peu les choses. Il.es vacances A vont finir, on est de retour de la campagne. Nous . allons tâcher de faire expédier la décision. ça me procurera, comme je te l'ai dit, le moyen de passer a Paris au moins une douzaine de jours de suite, peut-être quinze, le plus que je pourrai enfin. Mais quand sera-ce? Je l’ignore. Voilà bientôt dix mois que ça traîne; ces Messieurs ne 4 sont pas vifs. ` · Plains-moi : il va falloir peut-être que faille un de ces jours, demain ou après-demain sans doute, a Dieppe, p>romener mes Champenois. Comme ils font la- as nos aflaires (le mari régit nos biens) gratis, ma mère trouve u'il faut leur faire le plus de politesses possible. Eclle reste toujours a garder la nourrice et fenfant, de sorte que c’est moi qui ai cette corvée. Le soir, c’est ai peine si . fai trois ou quatre heures de libres. Nous avons eu ces jours-ci bien de l’inquiétude pour cet en- . fant. Mais, Dieu merci, elle est passée. Ce sera pour plus tard En recommencer. i Tai été hier au chemin de fer réclamer mon » fauteuil. ça meserre le cœur de voir ces wagons qui partent sans que Ãe monte dedans. J’ai suivi de l’œil les rails qui fi ent vers Paris. Dans le de- barcadère on roulait des voitures, on faisait les apprêts pour le départ de quatre heures. Que