Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 1.djvu/418

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570 CORRESPONDANCE A A plus l’idée de tout ça, nous autres. On lit même ces bouquins—la une fois; puis tout est dit. On cle- vrait les savoir par cœur. ll y a une chose que tu ferais bien, dans laquelle tu réussirais, fen suis _ sûr — aprés ton drame, il faudra t’en occuper — c’est d’écrire un grand roman tout simple mêlé d’ironie et de sentiment, c’est-à-dire vrai. En lais- sant aller ton esprit de lui-même, tu réussiras a exécuter une bonne œuvre. Une fois le plan bien mûri, il faut s’y mettre et .................. .d’une aile forte Laisser la plume aller ou la verve Pcmportc, comme dit ce vieux Ré nier. Nous recauserons de tout ca. Q_u’il me semble qifiliva longtemps. que je n’a1 vu ton pauvre petit ou oir ou tu travailles! Je me figure t’_y voir, chere amie, triste, rêveuse, penchée sur ton puéridon et songeant ai moi. Comme les étincel es du feu font son erl n’est-ce pas? le voudrais savoir le costume de chambre que tu as l’hiver chez toi. Si tu me laissais faire, cest moi qui t’arrangerais une belle robe de chambre! » . i Les ceintures sont arrivées. Veux-tu que je dise I à D[u Camp] de t’en envoyer une, ou m'attendre pour que je te la donne moi-même? Adieu, mon pauvre amour, mille doux baisers. Quel bonheur ce serait maintenant d’être seuls! seuls dans une bonne chambre bien close, rideaux · tirés, porte fermée au verrou, d’av0ir un feu flambant, et d’être dans le lit, côte à côte, l’un · contre l’autre, de nous étreindre, de nous sentir, ` les cuisses entrelacées, les bras passés autour de