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DE GUSTAVE FLAUBERT. ' (tzr blasphème, mais on l’a trop nié; les œuvres mo- dernes sont la pour le dire. Modère les emporte- ments de ton esprit qui t’ont déjà fait tant souflrir. La lièvre ôte de l'esprit; la colère n'a as de Force, c’est un colosse dont les genoux clilancellent et qui se blesse lui-même encore plus que les autres. _ On m’a fait hier une petite opération à la joue a cause de mon abcès. .l'ai la figure embobelinée ' de linge et passablement grotesque. Comme si ce n'était as assez de toutes les pourritures et de toutes lès infections qui ont précédé notre nais- , sance et qui nous reprendront a notre mort, nous ne sommes pendant notre vie que corruption et putréflaction successives, alternatives, envahis- · santes l’une sur lîautret Aujourdhui on perd une dent, demain un cheveu, une plaie s’ouvre, un abcès se forme, on vous met des vésicatoires, on vous pose des sétons. Qu'on`ajoute a cela les cors aux pieds, les mauvaises odeurs naturelles, les se- ` crétions de toute espèce et de toute saveur, ça ne laisse pas que de Faire un tableau fort excitant de __ la personne humaine. Dire qu'on aime tout ça! encore qu'on s'aime soi-même et que moi, par exemple, j’ai l’aplomb de me regarder dans la glace sans éclater de rire. Est-ce que la seule vue ` d°une vieille paire de bottes n'a pas quelque chose de profondément triste et d’une mélancolie amère! _ Quand on pense a tous les pas qu’on a faits là · dedans pour aller on ne sait plus où, ai toutes les herbes qu’on a Foulées, à toutes les boues- qu'on a recueillies. .. le cuir crevé qui bâille a l’air de vous dire : «‘...après, imbécile, achètes-en d’autres, de vernies, de luisantes, de craquantes,`elles en t viendront la comme moi, comme toi un jour, `