Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 1.djvu/59

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`DE GUSTAVE FLAUBERT. 1 1 excellent. Tâche, cher Ernest, de venir me voir. Quant à moi le sort en est jeté, je ne puis venir t’embrasser. `L’homme propose et Dieu dispose (comme dit M. Delamier a la fin de la dernière scene de la piece intitulée «le Romantisme em- êche tout » . P Louis-Philippe est maintenant avec sa famille ` dans la ville qui vit naître Corneille. Que les hommes sont bêtes, que le peuple est bornê..I Courir pour un roi, voter 30 mille Francs pour les J · fêtes, Faire venir pour 2,500 fr. des musiciens de Paris, se donner du mal pour qui? pour un roi! Faire queue a la porte du spectacle depuis trois heures jusqu’a huit heures et demie, pour qui? · pour un roi! Ah.!!! que le monde est bête. Moi ye na1 r1en vu, n1 revue, HI arrivee du roi, HI les princesses, ni les princes. Seulement fai sorti hier soir pour voir les illuminations, encore parce que i l'on m’a vexé. Adieu, mon cher Ernest, tâche de venir ppisque moi je ne le puis. Adieu. ·1_ , Em rasse pour moi tout ton monde. Ré onds- moi et écris-moi une lettre au moins aussi lîmgue que lâ pmienne. Adieu, mon cher ami, le tien jusqu a mort. IO. AU MÉME. Rouen, ce mardi 26 [août] I834«· Reviens, reviens, vie de ma vie, âme de mon ' âme. Tu me la rendras, la vie, si tu viens me voir, car je voudrais encore composer avec l'ami Ernest. Je voudrais le voir à mes côtés, l’entendre, lui