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DE GUSTAVE FLAUBERT· ÀI 3 gularités; je t’en préviens d’avance. Fais-toi a cette idée. Cest beaucoup plus mal administré que l’Egypte qui se sent un peup de l’influence de Nléhémet-Ali, quoique tout aille en se détraquant et reclevenant Turc de plus belle. ` Nos matelots sont _maigris de Fatigue; notre raïs est jaune d’impatience. Joseph désire être arrivé pour envoyer de l'argent à sa Femme et Sassetti crève cl’envie d’étre de retour au Caire, sans savoir pourquoi et par esprit cl’imitation. Quant ai Maxime et moi, nous ne nous sommes jamais ennuyés ai bord, quoique nous navons plus rien à faire ni à voir. Nous avons des livres et nous ne lisons pas. Nous n’écrivons rien non plus. Nous passons a peu pres tout notre temps à faire les scbeilss, c'est-a-dire les vieux. Le scheik est le vieux monsieur inepte, rentie·r, considéré, tres établi, hors d’âge et nous faisant des ques- · tions sur notre voyage, dans le goût de celles-ci : —- Et dans les villes ou vous passiez, y a-t-il un eu de société? Aviez-vous quelque cercle ou on lise les journaux? —- Le mouvement des chemins de Fer se Fait-il sentir un eu ? Y a-t-il quelque grande ligne? —— Et lles doctrines socialistes, Dieu merci,' fespepe, n'ont pas encore pénétré dans ces pa- ra es . ig- Y a-t-il au moins du bonvin? Avez-vous . quelques crus célèbres ? etc., etc. · -—- Les dames sont-elles aimables ? A —- Y a-t-il au moins quelques beaux cafés? Les dames de comptoir aflichent-elles un luxe 4 som tueux? V Tlout cela d’une voix tremblée et d’un air im-