Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 3.djvu/8

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2_ CORRESPONDANCE que je suis ces corrections, i'en ai les nerfs Fort agacés. Je me dépêche et il Faudrait faire cela len- tement. Découvrir à toutes les phrases des mots à . changer, des consonances a enlever,. etc.! est un travail aride, long et très humiliant au Fond. Cest . là que les bonnes petites mortilications intérieures vous arrivent. J'ai lu mes vingt dernières pages hier ai Bouilhet qui en a été content; pourtant, di- . . manche prochain je lui relis tout. Je ne t’appor- _ terai rien; avec toi fai de la coquetterie, et je ne te montrerai pas une ligne avant que je n’aie com- pletement iini, quelque envie que j’aie de faire le contraire. Mais c’est plus raisonnable`; tu n’en iu- geras que mieux et n’en auras querplus de plaisir ' si c’est bon. Encore une longue annéel ' J'ai reçu l’eau Taburel, l'article et la poudre. Pourquoi la poudre? Je me sers depuis des années d’odontine de Lepelletier, qui est une tres bonne chose. Enlin je vais user de cette poudre en ton honneur. Les vers du Pays sont parus(‘l. (Merci pour nous deux, ma pauvre chérie.) Un journal de Rouen les a reproduits le lendemain. Hier fai été voir a Rouen une ascension aérostatique de Poittevinœl; c’est fort beau. J ’ai été dans une vraie admiration. - —- De tes deux pieces de vers, il n’_y a de vraiment bon que le milieu de la Plaœ—R0yale(“l; la fin est bien ·molle. Pourquoi donc ne donnes-tu pas plus cours a ton talent pittoresque? Tu es plus pitto- resque et dramatique que sentimentale, retiens U (*7 Poème sur Pradier. Voir Correspondance, ll, lettres 329, 332. (’l Aéronaute, qui au cours de quelques unes de ses ascen- sions, exécutait les exercices d’acrol>atie les plus périlleux. (5) Poème dans Ce qui 6Sf dans le cœur dcsfcmmes, 1 vol., 1852.

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