Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 4.djvu/219

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V DE GUSTAVE FLAUBERT. 21 3 · stupide qu'une critique injuste, je me prive de la mienne, qui pourrait bien l’être._ Voila, mon cher vieux. Tu vas dans ta conscience me traiter encore de lache. Cette Fois, tu auras raison, mais cette lâcheté n'est que de la prudence. ` 1 ` T’amuses-tu ? Emploies-tq tes préservatifs, homme immonde! Quel ail ard ue mon ami Feydeau et comme je leiîrie! Moije`m'embéte ‘ démesurément. Je me sens vieux, éreinté, tlétri. Je suis sombre comme un tombeau et rébarbatif` comme un hérisson. ` ° Je viens de lire d’un bout ai l’autre le livre de Cahen. Je sais bien que c’est très fidele, trés bon, tres savant: n’importe! Je préfère cette vieill_e ` Vulgate, ai cause du latin! Comme ça ronfle, ai · côté de ce pauvre petit Français malingre et pul- monique! Je te montrerai même deux ou trois contresens (ou enjolivements) de ladite Vulgatc qui sont beaucoup plus beaux que le sens vrai. · Allons, divertis~toi, et prie Apollon qu’il m'inspire, car je suis prodigieusement V aplati. A toi. ‘ 55©. À JULES DUPLAN. ` I [Cmisset] Mercredi, 5 août [1857]. MoN B©N, ' _ Tâchez de venir le plus tôt que vous pourrez ` (fentends d'ici une quinzaine), parce que : 1° J’aurai probablement, a la lin du mois, des parents de Chamâsagne qui viendront ici pour un mois et qui pren ront votre chambre; .

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