Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 4.djvu/47

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 41 ces jours, dimanche ou lundi; mais souvent je me trouve pris le soir. Adieu; rien de neuf`, mille ` tendresses. ` A toi. Ton G. 46z. À LA MÈME. En partie inédite, [Croisset] Nuit cle samedi, 1 heure [25-26 mars- 185+]. La tête me tourne et la gorge me brûle d’avoir A cherché, bûché, creusé, retourné, l`arf`ouillé et I hurlé, de cent mille façons dillérentes, une phrase qui vient enfin de se finir. Elle est bonne, · ien reponds; mais ça n’a pas été sans mal! Mais avant de parler de moi, parlons de toi, pauvre chere Louise. Je t’assure que personne ne compatit plus à ton rhume. Ce sont la de vraies maladies, car qu’est-ce qu'une maladie qui ne Fait pas soulirir? Un mot dans un livre, puisqu’on guéri_t cles plus dangereuses et qu’on meurt cles plus bénignes. La ouleur, voila le vrai mal, et c’est bien plutôt cl’elle que de la mort que je suis un homme a me mettre sous la peau d’un veau . «pour l’éviter» comme disait le vieux. Cest atroce · * un rhume! Cela vous démoralise. lfhumidité du nez semble tremper les pensées dans je ne sais quel mucus mélancolique. O Science humaine! a quoi sers—tu ? Cest pourquoi les gens prétendus l utiles me semble_nt être d’un grotesque qui dépasse les autres. Dans quel"état·j’étais il y a cinq se- maines à Paris! Quel hargneux et maussade indi- ·

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