Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 6.djvu/119

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 1 I3 Problème psychologique : pourquoi suis-je très gai depuis·la visite de Michel Lévy'? Mon pauvre ` Bouilhet me disait souvent 2 « ll n’y a pas d’homme plus moral ni qui aime limmoralité plus que toi : une sottise te réjouit. » ll y a du vrai là dedans. Est-ce un effet de mon orgueil? ou par une certaine perversité? · Bonsoir, après tout! Ce ne sont pas ces choses- là qui m’émeuvent. Je me contente de répéter avec Athalie : Dieu des Juifs, tu Yemportes! t Et je n’y pense plus. _ Je vous prie méme de ne plus en parler à Lévy quand vous lui écrirez ou le verrez. ll aura de moi la préface du volume de vers de Bouilhet. Quant au reste, j'entends désormais être parfai- tement libre. · N-l ni, c’est fini! .l’ai revu le docteur Favre hier chez Dumas. ' « Estrange bonhomme! » .l'aurais besoin d’un dictionnaire pour le comprendre. Vous n’avez pas l’idée du degré de bêtise ou le plébiscitew plonge les Parisiens! Cest à en crever d'ennui. Aussi je m’esbigne. - Avez-vous lu les deux volumes de Taine ? le connaissais l’Étl7igue de Spinoza, mais pas du tout le Tractatus tbc0!0gic0—p0!iticus, lequel m’épate, m’éblouit, me transporte d’admiration. de _ D..., quel homme! quel cerveau! quelle science et quel esprit! ll était plus fort que M. Caro, _ décidément. I SU) Plélaiscitc pour Yapprobation de la constitution du 20 avril. Y I O. 7 _ S

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