Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 6.djvu/374
368 _ co11REsr>oN¤ANcE je reste ici. Avant de me décider pour l’avenir, il faut que ie sache ce que j'aurai pour vivre; après quoi nous verrons. _ Aurai-je la force de vivre absolument tout seul dans la solitude? .l’en doute. le deviens vieux. Caroline ne peut maintenant habiter ici. Elle a déja deux logis et Iamaison de Croisset est dispendieuse. A le crois que j’aband0nnerai le logement de P Paris. Rien ne n1'appelle plus a Paris. Tous mes amis sont morts et le dernier, le pauvre Théo, n'en a pas pour longtemps, i’en ai peur. Ah! . c’est dur de refaire peau neuve à cinquante ans! le me suis aperçu, depuis quinze jours, que ma pauvre bonne femme de maman était l'étre que j’ai le plus aimé. C'est comme si l'on nfavait arraché une partie des entrailles! s i28o. A ERNEST FEYDEAU. [Croisset, milieu d'avril 1872.] A le suis trop écrasé et trop abruti pour È’éCI`ll'C comme il conviendrait, mon cher bonhomme. le veux seulement vous remercier`, toi et M“f° Fey- i deau, pour vos bonnes paroles. .l’ai abominablement soufi`ert depuis quinze ]ours. le ne sais pas ce que je vais devenir et il m’est impossible de faire aucun projet, tant que nos afiaires ne seront pas terminées. Ma mère a légué